2. Un monopole face à une concurrence grandissante

2. Un monopole face à une concurrence grandissante

diversification du sucre dans les rayons
Dans les commerces, on peut trouver différentes marques de sucre blanc, comme par exemple les marques Saint-Louis, Candy, Beghin-Say, Daddy, Tereos, CristalCo, Eurosugar, Canderel, entre autres. Cela nous confirme qu’une concurrence se met en place à l’intérieur même du marché du sucre.

Le sucre courant, déjà touché par une baisse structurelle, poursuit sa chute. Les industriels innovent et misent sur les sucres spéciaux, les valeurs sûres du marché.

Une étude sur l’évolution des consommations alimentaires démontre clairement que le marché du sucre continue de chuter. L’enquête fait apparaître que les produits à base de sucres et leurs dérivés connaissent une baisse de consommation de 27 % chez les hommes et de 22 % chez les femmes sur l’ensemble des produits sucrés depuis 1999. Si le marché connaît cette année une telle dégringolade, c’est principalement en raison des très mauvais résultats des sucres courants, qui ont connu une régression de leurs ventes de 8,5 % en un an. A lui seul, le sucre cristal a chuté en volume de 12,2 %, tandis que les morceaux (qui représentent 37 % du marché du sucre) ont régressé de 5,4 % et le sucre en poudre de 8,7 %.

Face à cette situation relativement sombre, les industriels réagissent à peu près tous de la même manière. Le marché du sucre enchaîne donc les révolutions et oblige ses principaux intervenants à innover. Après l'arrivée des marques de distributeurs (MDD) et des premiers prix, les grandes marques sont obligées de jouer leur rôle sur ce marché, à innover ou, tout du moins, à faire preuve d'inventivité, comme par exemple des sucres ayant un goût fruités.

Ainsi, Daddy a redessiné toute sa gamme pour la moderniser et lui offrir de la transparence. A travers sa marque, le groupe ne cesse de mettre sur le marché de nouvelles références. Son dernier gros lancement, le morceau de sucre demi-rond, obtient des résultats très encourageants. Il en est de même du côté de l’autre marque nationale, Saint Louis qui lance un nouveau sac cristal 5 kg, qui intègre une poignée pour faciliter la tenue et rendre le versement plus précis. Chez Eurosugar, le sucre en poudre présenté dans de nouveaux conditionnements, qui continue de faire toujours plus d’adeptes.

Pour soutenir toutes ces innovations produits, et permettre ainsi aux marques nationales de se différencier des MDD et du hard discount, la stratégie de communication de chacun a considérablement évolué au cours des dernières années. Pour la première fois, Béghin-Say affiche une présence sur le petit écran en étant partenaire de l’émission culinaire Masterchef pendant quatorze semaines. Sans oublier la force de frappe que représente ce type d’émission auprès du grand public. Parallèlement, la marque exploite le concept avec une forte animation en magasin. Toutefois, la presse et l’affichage font toujours partie du plan média de Béghin-Say. Quant à Canderel, leader de la catégorie, le partenariat avec une émission TV (Un dîner presque parfait) s’est également imposé comme une évidence.

Mais la grande innovation de Daddy est centrée sur la communication grand public. En 2010, la marque avait créé l’événement avec deux spots télévisés mettant en scène, sur un ton humoristique, des petites marionnettes d’animaux autour d’un slogan euphorisant et disco (sur la chanson Daddy Cool de Boney M) : “Pour un monde plus rose”. En 2011, la marque s’est associé à la Nouvelle Star pour une promotion sur M6 pendant la durée de l’émission. Chez Tereos, la communication et les opérations en enseigne seront, elles aussi, à l’ordre du jour. La politique de Béghin Say tient ses parts de marché tout en renforçant sa notoriété et son image par des campagnes de communication et des actions promotionnelles en grandes surfaces.

Les marques nationales sont les plus touchées par la chute du marché du sucre. Entre 2007 et 2008, elles ont connu une régression, en hypers et supermarchés. Ce sont les MDD et les premiers prix (Top Budget, Eco +, Bien Vu, Winny…) qui ont réellement tiré leur épingle du jeu, puisqu’elles ont connu en un an une progression de 33,1 %. Elles représentent aujourd’hui 15,2 % du marché du sucre (contre 10,4 % en 2007). Malgré cela, les marques continuent d'innover pour essayer de remonter sur le marché tout en tentant de devancer leurs concurrentes. D'autre part, ce sucre tant estimé ne serait-il pas affaibli face aux taxes récentes visant les boissons sucrées ?

La taxe sur les boissons sucrées ou « Taxe soda » dénommée officiellement « Contribution sur les boissons contenant des sucres ajoutés » est une taxe récente mise en place par l'État français, qui a, selon lui, un enjeu de santé publique. En effet, cette taxe vise une augmentation du prix des boissons contenant des sucres ajoutés et des édulcorants dans le but de dissuader le consommateur et l'orienter vers d'autres types de boissons. Cette mesure à pour objectif plus général de réduire l'obésité, une maladie qui a progressé de 70% en une douzaine d'années et qui touche aujourd'hui 15% de la population française. A l'instar du tabac et de l'alcool, le sucre, jusque là immunisé, va subir lui aussi une taxe. La taxe soda est-t-elle une véritable solution pour diminuer le taux d'obésité en France ou est-ce une mesure purement hypocrite de la part de notre Gouvernement français surendetté ?

 

Le projet de la taxe soda date du 24 août 2011, elle est proposée par le premier ministre François Fillon. Le gouvernement évoque à cette époque, dans le cadre du projet de loi de finance pour 2012, la taxe sur les boissons sucrées comme une solution pour réduire les déficits publics de l'État. Celui-ci espère récupérer un total de 120 millions d'euros par an de recettes fiscales grâce à cette taxe. Le produit serait destiné à la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et le surplus, la taxe étant doublée par amendement, serait alors utilisé dans le secteur agricole. L'annonce de cette nouvelle taxe a déclenché de nombreuses contestations, le président de l'Ania (Association nationale des industries alimentaires) a déclaré que cette taxe était « scandaleuse ». Le PDG de Coca-Cola France, Tristan Farabet, pour sa part, a l'impression de servir de « bouc-émissaire ». Il dit avoir accueilli « avec stupeur et beaucoup d'incompréhension » l'annonce de cette taxe sur les boissons sucrées, qui « vient s'ajouter aux augmentations très fortes des matières premières que nous subissons ». Il regrette le fait que cette « mesure injuste […] va frapper la quasi-totalité des ménages français ». En effet, 80% des foyers seraient consommateur de sodas, soit 9 foyers sur 10 seraient consommateur de sodas et jus de fruits en France. Il a ajouté que selon lui les « arguments de santé publique ne tiennent pas la route ». Parmi les hommes politiques français, les avis sont aussi très partagés. Un sondage d'opinion commandé par le Syndicat National des Boissons Rafraîchissantes (SNBR) est publié le 7 septembre 2011. Les résultats de cette enquête apprennent que 58% des sondés désapprouvent la taxe sur les sodas, 92% estiment que le seul objectif de cette taxe est de remplir les caisses de l'État et 28% estiment qu'il s'agit d'un enjeu de santé publique. Malgré les nombreuses récriminations des industriels, le Conseil constitutionnel a ratifié le 28 décembre 2011, la création de la taxe sur les boissons sans alcools dites rafraîchissantes, applicable dès le 1er janvier 2012. D'abord fixé à 3,58 euros par hectolitre, ou une augmentation d'environ deux centimes sur le produit, le taux de la taxe est finalement fixé à 7,16 euros par hectolitre, soit une augmentation de près de onze centimes d'euros sur la bouteille la plus couramment vendue de 1,5 litres. Taux qui risque d'augmenter encore dans les prochaines années. Le gouvernement estime ainsi qu'il pourra « lever » 280 millions d'euros et tenir la promesse faite aux agriculteurs par le président de la République Nicolas Sarkozy, d'alléger le coût horaire de la main-d’œuvre dans les champs. La taxe sur les boissons sucrées touche globalement les sodas, tels que les colas, allégés ou pas, les jus de fruits, les nectars et les laits aromatisés. Sont en revanche exonérés les sirops, les jus de fruits sans sucre ajouté, les smoothies, les laits infantiles, les boissons nutritives à finalité médicale et les produits exportés. La taxe est à la charge des fabricants, importateurs et commerçants qui fournissent ces boissons. Si la boisson contient à la fois des sucres ajoutés et des édulcorants de synthèse, elle n'est soumise qu'à la seule contribution sur les boissons sucrées. Très mal vécue par les entreprises agro-alimentaires, cette taxe devrait se traduire par une hausse très significative des prix à la consommation. A la fois dans les supermarchés mais aussi dans la restauration, où l'on s'inquiète de la réaction des clients. La taxe soda va en effet se cumuler avec l'augmentation des matières premières telles que le plastique, le sucre et les fruits, si bien qu'au final, les prix des boissons sucrées taxés vont flamber, on prévoit une augmentation de 10 à 40%. Pour de petites sociétés, la mise en place de cette taxe risque d'avoir des conséquences désastreuses. Le président du syndicat des jus de fruits, Emmanuel Vasseneix parle de « question de survie ». Le président de l'Ania, Jean-René Buisson, a tenu lui aussi a s'exprimer en expliquant que « l'impact de la taxe seule sera de 40 millions d'euros sur les petites entreprises, qui font 13% des volumes. Mais elles doivent au même moment aussi faire face à une forte montée des matières premières qu'il s'agisse du plastique, du sucre ou des fruits ». Le tabac et l'alcool ont vu aussi leur prix flamber. Au-delà des économies attendues, ces trois axes ont-ils été choisis pour inciter à modifier les comportements ?

taxe sur les boissons

La réponse fut claire lors de l'application de la taxe soda le 28 décembre 2011. En effet, si la taxe sur les boissons sucrées a été autorisée, le Conseil constitutionnel a donné gain de cause aux producteurs de boissons contre le gouvernement en ce qui concerne la finalité de la taxe : Elle ne corresponds pas à une volonté de lutter contre l'obésité mais a pour seul objectif d'alimenter les caisse de l'État.

 

Si le Gouvernement se souci peu de la santé de sa population, la maturités du peuple changent peu à peu et on observe depuis plusieurs années, en même temps que la montée en puissance des édulcorants dans le marché, des efforts fait par des groupes d'individus victimes d'obésité ou des surpoids pour retrouver une alimentation équilibré et se soigner de cette maladie. En effet, les régimes ont fait leur apparition et ne cessent de croître. De plus en plus de choix de régimes alimentaires sont maintenant disponibles permettant à la personne malade de retrouver progressivement le poids qui lui convient.

La découverte des édulcorants débute dès les années 1850, mais à cette époque on leur apporte très peu d'importance. C'est dans les années 1990 que les édulcorants vont véritablement attirer l'attention de l'industrie et du consommateur. En effet, la libéralisation de la vente d'édulcorants chimiques suite à l'abolition de la loi « saccharine » en 1988 va faire naître progressivement un nouvel empire économique mondiale. De nos jours, les édulcorants sont de plus en plus présent dans notre alimentation et représente, à long terme une menace certaine pour le marché du sucre. Pourquoi les édulcorants ont-t-ils autant de succès aujourd'hui, que sont-t-ils vraiment et pourquoi les préférons-nous de plus en plus par rapport au sucre normal ?

aspartame et stevia

Tout d'abord, dans un sens strict, on nomme édulcorant tout produits ou substances ayant un goût sucré, ainsi le miel, le sirop d'érable ou l'aspartame sont des édulcorants. Cependant on emploie désormais ce terme pour désigner des produits ou substances offrant une saveur sucrée sans en apporter les calories ou du moins en en apportant moins que le sucre de table. Il existe trois grands types d'édulcorants : Les édulcorants naturels comme le saccharose, le miel ou encore la stévia. Vient ensuite les édulcorants de masse, semi naturels ou polyols comme le sorbitol ou le xylitol. Ce type d'édulcorant est un composé organique au pouvoir sucrant inférieur ou égale au saccharose, de 0,3 à 1, il apporte tout de même 2 à 4 Kcal par gramme. Il est utilisé principalement dans les bonbons, les chewing-gum et le chocolat. Le dernier type d'édulcorant est celui de synthèse ou intenses, ce sont les édulcorants les plus consommés. Ils disposent en effet de nombreux avantages, ils permettent d'obtenir un goût sucré sans apport calorique, ce qui donne le moyen aux diabétiques de renouer avec le goût du sucre sans prendre de risques sur leur santé. Ces édulcorants sont non cariogène, leur consommation ne provoque pas de caries ce qui contribue donc à une meilleure hygiène bucco-dentaire. Ils possèdent un pouvoir sucrant bien plus important que celui du saccharose et leur utilisation dans la vie alimentaire de tous les jours est pratique d'emploi. On les retrouve principalement dans les boissons telles que Coca-Cola Light®, Orangina Light®, les produits laitiers comme taillefine®, sveltesse® et dans les sucres en poudre ou sucrettes candérel® par exemple. Les édulcorants de synthèse sont des composés chimiques provenant de différentes origines ou de diverses substances, ils s'appuient tous sur le même principe : ce sont des molécules « vides », des « non-aliments ». Le corps ne les reconnaît donc pas comme des nutriments et n'en tire aucun apport énergétique. Un exemple d'édulcorant intense le plus utilisés dans notre société de consommation, est l'aspartame. La substance obtenue, créée de toutes pièces par la main de l'homme. Néanmoins, beaucoup de rumeurs circulent au sujet de cet édulcorant et les édulcorants de synthèse en général font régulièrement l'objet de diverses accusations allant du mal de crâne à la mort. Les dernières études innocentent les faux-sucres mais le doute plane dans la population et l'innocuité totale de l'aspartame a été récemment remise en question, de nouvelles études doivent être entreprises sur cet édulcorant très (trop ?) largement employé dans l'industrie agro-alimentaire. Des contre-indication des édulcorants intenses sont cependant mises en place dans certain cas, il est conseillé pour la femme enceinte de baisser la consommation de ces substances il est également fortement déconseillé aux enfants de moins de trois ans de consommer ce type d'édulcorant. Il existe d'autres édulcorants intenses et de masses mais il reste moins employés et peu connu dans l'alimentation humaine soit par manque de réglementation, soit en raison de leur interdiction en Europe, ou parce qu'ils ne sont pas commercialement disponibles, ou bien encore, parce que leur usage en est limité. On observe néanmoins l'arrivée d'un nouvel édulcorant d'origine naturelle sur le marché appelé Stévia, issus de la plante qui porte le même nom, originaire de l'Amérique du Sud, la stévia rebaudiana. Longtemps cultivée en Amérique du Sud et utilisée là-bas pour sucrer les plats, la Stévia a fait l'objet de nombreuses controverses. Mais aujourd'hui, cette dernière est souvent consommé pour un régime.

En effet, les habitudes de consommation varient peu à peu et ceci a des conséquences. En effet, l'amplification des régimes fait que les consommateurs vont privilégier les produits dit « light » ou allégés en sucre. Ces derniers deviennent donc un marché se développant au détriment du marché du sucre. Mais ce marché peut-il vraiment dominer celui du sucre ?

 

Le terme édulcorant est très souvent associé au terme d'aspartame qui est un édulcorant « chimique » mais cette expression est désormais associée aussi au terme de stevia. Nous évoquerons tout d'abord les avantages mais aussi les inconvénients de l'aspartame.

Malgré beaucoup de rumeurs circulant au sujet de l'aspartame, ce dernier n'a pas seulement des inconvénients. En effet, l'aspartame paraît , tout d'abord, être la solution idéale pour remplacer le sucre. Ce dernier est acalorique et ne procure donc aucune calorie. Il se montre alors parfait pour des personnes désireuses de faire un régime sans se priver du goût sucré. De plus, d'après certaines études comme celle menée par le Journal of Food Science , il s'est avéré que l'aspartame contribuait à une bonne gestion du poids du consommateur. Le second avantage de l'aspartame est qu'il n'a aucun effet sur le diabète contrairement au sucre. En effet, un malade atteint de diabète pourra consommer de l'aspartame pour retrouver la saveur du sucre sans avoir des conséquences sur sa santé. De plus, l'aspartame se montre aussi très utile par le fait qu'il ne favorise pas l'apparition de caries contrairement au sucre.

Malgré ces avantages non négligeable, l'aspartame est surtout connu pour ses possibles inconvénients. En effet, l'apparition de médisances sur ce dernier conforte certains consommateurs à ne pas le préférer. Nous pouvons, entre autre, citer le débat sur le lien éventuel entre la consommation d'aspartame et l'augmentation de détection de cancer du cerveau au États-Unis. Cependant, certains scientifiques américains ont tenté de mettre fin à ce débat en expliquant que l'augmentation du nombre de cancers depuis 20 ans était due au fait que la médecine avait su s'améliorer et que les diagnostics s'étaient donc améliorés. De plus, suite à des études menées sur les rats puis les hommes, il est démontré qu'il n'y aucun lien entre la hausse de cancer du cerveau et la consommation d'aspartame. Malgré que ses fausses affirmations aient été démenties, le doute plane toujours pour les consommateurs qui préfèrent ne pas prendre de risque. Nous pouvons aussi ajouter le fait que l'aspartame ne comporte qu'un réel risque et ce dernier ne concerne qu'une infime partie de la population. En effet, l'aspartame libère un produit nommé la phénylalanine lorsqu'il est ingéré et ce produit peut s'avérer nocif pour des patients atteint de phénylcétonurie qui est maladie très rare et génétique. Cependant il s'est avéré que le risque reste faible d'après l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments même si les doses prises d'aspartame reste élevées. Pour finir, nous pouvons évoquer la principale limite de l'édulcorant. En effet, l'édulcorant est acalorique, comme nous l'avons expliqué précédemment. Cet avantage est aussi un inconvénient car les enfants ou encore les bambins ont besoin d'un apport calorique et ne peuvent donc pas utiliser l'édulcorant.

L'aspartame est un édulcorant qui n'a su obtenir la popularité que la société lui prescrivait. Le marché du sucre semble pouvoir résister. Mais, l'arrivée de la stevia, édulcorant naturel, peut dans un long terme se révéler un concurrent et même un remplaçant idéal du sucre.

 

Pourquoi ne préférez-vous pas les édulcorants ?

pourquoi ne préfère-t-on pas les édulcorants

En étant un édulcorant, la stevia a, par conséquent, les mêmes avantages que l'aspartame mais cette dernière a de nombreux autres avantages qui la démarque totalement de son analogue. En effet, la spécificité de cet édulcorant est qu'il est entièrement d'origine naturelle ce qui en fait un produit particulièrement apprécié par les éventuels consommateurs qui rebutait l'aspartame pour son aspect chimique. Cela permet donc aux fabricants de mettre en avant leur produit à base d'édulcorant naturel. À cela s'ajoute le fait que cette qualité répond aux nouvelles habitudes de consommation. En effet, les consommateurs désirent d'avantage manger des aliments biologiques pour leur santé ou par soucis d'éthique. Pour finir nous pouvons évoquer que la stevia, contrairement à certains autres édulcorants, peut être cuit et ainsi permettre de manger des desserts sucrés mais sans calories. La stevia semble être l'alternative idéal pour le sucre et est promise à un grand avenir mais cette plante peut aussi avoir quelques inconvénients qui pourraient ralentir son développement de masse dans notre consommation..

En effet, la plante a tout d'abord un inconvénient de taille : son arrière-goût de réglisse très présent. Cet inconvénient est très souvent soulignée par les grands groupes. Néanmoins, ce goût peut être masqué par différent moyen avec un ajout d'une faible dose de sucre ou l'ajout d'un arôme comme l'a fait le groupe Tereos avec leur marque Ligne Stevia. Cependant, l'ajout de sucre contredirait l'utilisation principale de l'édulcorant qui est d'avoir le goût sucré sans les calories. À cela s'ajoute le fait que la stevia à un prix très élevé contrairement au sucre ou à l'aspartame. En effet, le processus d'élaboration de la Stevia reste beaucoup plus élevé que le sucre ou l'aspartame. Ceci peut donc entraîner une préférence pour le sucre par les consommateurs ou les grandes firmes internationales.

La stevia, malgré certains inconvénients, reste un adversaire majeur sur le marché du sucre au niveau national et mondial.

 

Prix du sucre en kg selon les grandes marquesPrix de la stevia en kg selon les marques
Beghin-Say 1.99 € / kgBeghin-Say 10.52 € / kg
Saint-Louis 1.65 € / kgPure Via 38.25 € / kg
Daddy sucre 1.79 € / kgCanderel 62.50 € / kg

Prix notés dans un magasin de grande surface.

La stevia a un très grand potentiel à long terme. En effet, d'après certaines statistiques, cette plante pourrait représenter un quart du marché mondial des édulcorants d'ici 2015. Cependant, cette considéré comme un aliment nouveau depuis 1997 en Europe ne put réellement se développer depuis seulement quelques en années.

En effet, le manque de recherches sur la non-toxicité de celle-ci ne put permettre sa commercialisation en tant qu'aliment. Mais, cette dernière était déjà très répandu dans le reste du monde servant à sucrer aliments et boissons. Sa mise sur le marché a été maintes fois retardée en Europe contrairement au Japon pour diverses rumeurs circulant comme un lien éventuel entre la stevia et l'infertilité ou avec le cancer chez le rat ou encore le fait que la stevia serait une plante pour l'avortement. Ces conclusions ont put néanmoins être démenties suite à des études ce qui permis à la stevia d'être autorisée par L'OMS et commercialisée tout d'abord en France depuis le 26 août 2009 mais aussi en Europe depuis seulement le 14 novembre 2011.

Cette dernière consommée depuis plus de 40 ans par les Japonais représente 40% du marché des édulcorants dans ce pays. En effet, l'histoire de la stevia au Japon remonte aux années 1970. Durant cette période, le Japon avait interdit les édulcorants artificiels tel que l'aspartame car leurs éventuels effets secondaires étaient alors inconnus : l'État ne voulait donc encourir un minimum de risque. À cela s'ajoute le fait que les producteurs de réglisse utilisé dans plusieurs mets japonais étaient jugés incertains du fait de leurs régimes politiques comme ce fut le cas de la Russie ou de la République poupulaire de Chine. À la même période, une méthode pour extraire le composant donnant le goût du sucre fut mise au points. Cette méthode conforta alors l'état japonais d'autoriser la stevia comme édulcorant alimentaire. La demande de stevia augmenta alors progressivement dans le pays et cette dernière fut utilisée massivement dans la confection de dessert et boissons. En 1996, il était estimé que 200 tonnes d'extraits de stevia avaient été utilisé, soit l'équivalent de 2000 tonnes de feuilles séchées. Aujourd'hui, cette demande ne cesse de croître à travers tout le pays.

De plus, aux États-Unis, les édulcorants naturels conquièrent d'ores et déjà 2,5% du marché du sucre en moins de cinq mois. Cependant sa mise en marché sur le continent nord-américain eut aussi quelques complications. En effet, les premières importations de stevia eurent lieu au début des années 1980 et furent toléré par la FDA (Food and Drug Administration). Mais, vers 1985, une plainte d'expéditeur anonyme reçue contre la stevia interrompit toutes importations et la FDA commença à agir contre les importateurs et producteurs locaux de stevia. Malgré plusieurs pétitions déposées par des grandes firmes internationales notamment par la société Lipton, la mise en marché de la stevia fut interrompit. En 1991, la commercialisation et l'importation de la stevia étaient alors jugé illicite. Les produits étaient donc saisis et les importations stoppées. Cependant, en 1994, lorsque la loi DSHEA fut votée (Dietary Supplement Health and Education Act), la stevia fut alors autorisée. En effet, cette loi permettait de vendre des produits naturels, comme la stevia, en tant que compléments nutritionnels. Puis, en 1995, une demande de commercialisation de dérivées de la stevia sous forme de complément de nutritionnel par une société américaine fut accordée par la FDA. La stevia fut alors officiellement admise en tant que compléments nutritionnels. Depuis cette année, la stevia ne cesse d'être commercialisée sous ces différentes formes. Mais ce sont réellement les firmes Coca-Cola© et PepsiCo© qui ont généré ce développement. En effet, ces derniers ont réussi à créer des extraits purifiés et brevetés de stévia pour soumettre ensuite des données toxicologiques à la Food and Drug Administration américaine afin de faire autoriser respectivement leTruvia® et le PureVia® comme additifs alimentaires en mai 2008. Désormais, les consommateurs s'y intéressent alors de plus en plus.

La stevia a suscité l'intérêt de beaucoup de consommateurs dans la plupart des pays développés malgré certaines réticences. Les grandes firmes internationales ont alors compris que la stevia était un atout et un argument majeur pour séduire leurs consommateurs.

taillefine sucré à la stevia

Désormais et à travers le monde, beaucoup de firmes utilisent la stevia pour sucrer leurs produits comme les boissons énergétiques GURU présente aux états-unis ou encore la Pocari Sweat Stevia très connue au Japon. Nous nous intéresserons donc aux grandes firmes présentes en France telles que Danone ou encore Mérisant détenteur de la marque Pure Via.

En effet, ces derniers désirent séduire le plus grand nombre de consommateurs souvent réticent face à un édulcorant artificiel. La stevia est alors un risque a prendre. La marque Pure Via de Mérisant en est un exemple. Cette dernière fut créée en janvier 2010 et promet à la filiale un succès inattendu lorsque les marques Splenda et Carte Blanche abandonnent par manque de bénéfices. En effet, Mérisant obtient près de 70 % du chiffre d'affaire pour les édulcorants à base de stevia et le groupe prévoie 50 millions de chiffre d'affaires d'ici 5 ans. Le groupe devient ainsi l'un des pionners de ce marché avec le groupe Ginko, avec la marque Hermesetas et plus particulièrement avec sa marque Stevia Sweet Hermesetas mais aussi avec le groupe Tereos avec leur nouvelle gamme Ligne. Cependant, ces firmes ne sont pas les seules a utilisé la stevia. En effet, certaines marques l'utilisent dans leurs produits.

En effet, les firmes Coca-Cola© et PepsiCo© furent les premières à investir dans le marché de la stevia avec la marque Fantastill et SoBe Lifewater en 2010. Depuis, la propagation de la stevia ne cesse d'augmenter pour la firme Coca-Cola© avec ses boissons Nestea et Sprite associant sucres et stevia pour des produits allégés de 30% en sucre. Lipton lance ainsi son premier thé glacé à base de stevia (Icetea green). Puis, la firme Danone et sa marque Taillefine assure une diversification du marché en commercialisant leurs yaourts à base de stevia à un prix proche de ses homologues et accessibles à tous. Cependant, l'utilisation de la stevia a toujours une contrainte majeure qui est le prix comme nous le montre les Jus de fruits de la marque Joker et Réa avec un prix 15 à 30% supérieurs à un jus de fruits à base de sucre.

Le lancement de produits à base de stevia est une révolution dans le marché. Sa consommation est notamment dû aux publicités diverses sur son sujet qui concurrence les publicités sur le sucre. La stevia est désormais un marché en développement qui pourrait être à la hauteur de celui du sucre.

marché du sucre et des edul

(statistiques publié en août 2010)

Dans le monde, 62 millions de tonnes d'édulcorants sont consommés par an dans le monde dont 10 000 tonnes pour l'Europe. Ces valeurs ne cessent d'augmenter au détriment de celui du sucre. En effet, si nous prenons l'exemple de la stevia, en huit mois, les ventes de produits fabriquées à base de stevia représentaient déjà 3,8 M€. Ses ventes ont alors atteint près de 19 millions d'euros en 2011 soit un doublement par rapport à 2010 (9,2 millions). La stevia occupe alors une place d'envergure dans nos hypermarchés et supermarchés. Le marché du sucre paraît affaiblit face à celui des édulcorants en pleine croissance comme en France où l'on observe le même processus. En effet, en 2010, les ventes de sucre en France ont rapporté 378,5 millions d'euros contre 63 millions pour les édulcorants.

La stévia est alors un remplaçant idéal du sucre. Mais, cette dernière n'est pas réellement répandu et développée.


Prêtez-vous attention aux produits dit « lights » ?

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